Hier, Val Thorens a couru trois parcours bananes. L'équipage s'est classé respectivement 3ème, 5ème et troisième des trois manches.
Ils ont dit:
A 10h30 tout ce petit monde est fin prêt. Val Thorens part rejoindre le large pour courir quatre manches. Les conditions météorologiques sont excellentes : 15 nœuds et grand soleil. Val Thorens va pouvoir une nouvelle fois nous montrer son talent. Kévin, pour sa dernière journée sur la Route des Iles nous raconte les parcours.
1ère manche : « Nous prenons un mauvais départ mais heureusement nous revenons vite sur nos concurrents. Le bateau va vite sur les portants. Nous terminons 4èmes. »
2ème manche : « Nous prenons cette fois-ci un bon départ mais nous virons un peu trop tard du coup nous perdons quelques places. Au final, nous sommes de nouveau 4èmes. »
3ème manche : « après un bon départ on part à gauche tout seul, nous sommes bien au départ mais nous ne concrétisons pas. On recolle sur le premier portant mais cela ne suffit pas. A l’arrivée, nous sommes 5èmes. »
Terminus en beauté:
4ème manche : Nous prenons un excellent départ, nous sommes au contact avec Nouvelle Calédonie et Elcimai Ville de Marseille, on passe en troisième position à la bouée au vent. Nous subissons plusieurs bascules de vent, nous remontons petit à petit l’équipage Marseillais ce qui nous permet de remporter la manche. »
Mais soudain c’est le drame !
A l’arrivée au ponton, Val Thorens devrait être ravi, malheureusement une réclame de l’équipage Courrier Dunkerque sur les montagnards gâche l’ambiance. En effet, suite à un petit litige à une bouée avec les nordistes, Val Thorens se voit disqualifié du dernier parcours. Dommage ! Mais relativisons, la Route des Iles ne fait que commencer, l’équipage Alpin n’a pas dit son dernier mot.
Val Thorens en haut de l’affiche !
Lucas et Kévin ont répondu aux questions de Canal + ce matin et ce soir.
C’est sous une chaleur accablante, que les montagnards ont peaufiné la préparation de leur monotype ce matin. Dès la fin du briefing à 13h30, ils ont quitté les pannes pour rejoindre le parcours mouillé en rade nord par le comité de course. Le premier signal est donné à 15h00, 10 à 15 nœuds sud /sud ouest sont affichés...
Très vite, l’équipage local de la régate, Elcimaï ville de Marseille impose son rythme dans ses eaux en prenant la tête de la première manche. Courrier Dunkerque, Nouvelle Calédonie mais aussi Val Thorens suivent la cadence. L’arrivée se fera dans cet ordre. Les montagnards se classent au final quatrième, une belle entrée en matière !
La seconde manche est marquée par un vent instable. L’équipage Marseillais s’instaure de nouveau en tête de flotte dès le premier passage à la bouée suivi de près par Val Thorens. Les Savoyards emboitent le pas des Marseillais. Les pointages se suivent et se ressemblent : Marseille en tête, Val Thorens ne lâche rien et reste dans son sillage. A l’arrivée, les montagnards peuvent être fiers d’eux, ils terminent en bon dauphin.
Sur cette première journée de course, l’équipage Val Thorens persiste et réitère sa très belle signature réalisée sur le Tour de France à la Voile 2008. Au classement général, les montagnards talonnent de très près les Marseillais, actuels leaders. L’avalanche Savoyarde déboule sur les eaux Marseillaises. Les amateurs grandissent et inquiètent de plus en plus. Pour preuve, les différents pronostics de la Route des Iles sont unanimes, Val Thorens figure parmi les prétendants à la victoire finale. La semaine s’annonce chargée, la bataille sur l’eau risque d’être rude et sévère !
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Val Thorens en haut de l’affiche !
Kévin, le petit bleu de l’équipage a fait son premier baptême d’interview en répondant aux questions du Speaker de La Route des Iles.


En route pour un second titre ?
Parti ce matin de Marseille l’équipage Val Thorens a réalisé un très bon ralliement. Dans des conditions plus ou moins évolutives, les Savoyards ont su tirer leur épingle du jeu. Lucas Millieret, skipper de Val Thorens : « Après un mauvais départ, nous partons au large à la sortie de la rade de Marseille. Au bout de 2h30 de course, le vent présent entre 20 et 25 nœuds tombe subitement, la mistoufle s’installe, nous oscillons entre la droite et la gauche ce qui nous permet de dépasser l’équipage St Malo Purflo. Le vent rentre de nouveau, deux groupes s’instaurent, l’un au large, l’autre à la côte. Nous passons au milieu en gardant un œil sur notre concurrent Breton. Sur la fin de parcours Eole se manifeste peu, nous recherchons les moindres risées pour avancer. Les trois dernières heures sont dures nerveusement, la ligne d’arrivée est en ligne de mire, nous la franchissons en troisième position. » Au final, seuls deux autres bateaux sont classés derrière le Mumm 30 Savoyard, les autres voiliers sont hors temps. Val Thorens conserve son Spi Bleu et dispose désormais d’une avance de 61 points sur l’équipage Malouin, le second titre est en bonne voie !
Quand on n’y croit plus…
Le Comité de course lance un premier rappel général puis un second départ sous Z ce qui signifie que tous les bateaux qui franchissent la ligne trop tôt écopent d’une pénalité. Prudent, Val Thorens part à la bouée. Le ralliement commence, les options tactiques mûrissent. Au bord de près, le vent prend à droite, Valtho n’est pas du bon côté ce qui expliquera sa position de 19ème à la bouée de dégagement. Les montagnards envoient le Spi Bleu sous 12 noeuds de vent et décide alors de lofer au dessus de la flotte. Cette option tactique s’avère être une
erreur qui conduit Valtho dans les profondeurs du classement. En effet, au passage de la bouée de Beau Duc, il est 24ème, St Malo Purflo 19ème. A terre, c’est le désarroi, l’inquiétude envahit les esprits.

Ces deux derniers jours, l’équipage Val Thorens a effectué quatre parcours banane dans la baie de Royan, terme de l’atlantique. Les résultats de ces différentes manches ont été très variables comme la météo. Quelques apparitions du soleil dans un ciel nuageux et des températures fraîches, même ambiance pour le team Val Thorens classé respectivement 12ème, 7ème, 22ème et 9ème des quatre courses.
Un ring sur l’eau :
Alexis, de quelle manière Val Thorens a négocié ce début de ralliement ?
« A notre plus grande joie, nous avons pris un bon départ du coup nous nous sommes rapidement retrouvés en tête de flotte. Nous avons choisi d’opter pour la droite, pur hasard notre concurrent direct, l’équipage Malouin a également privilégié ce côté. Nous passons la bouée au vent en deuxième position aux coudes à coudes avec l’équipage Marseillais. C’était très important de bien démarrer cette étape et d’être bien placé à la première bouée car la suite risquait d’être assez platonique.»
A terre : Mercredi soir, les bateaux viennent à peine de quitter les pontons que l’équipe terre constituée de huit personnes, décide d’aller admirer du haut des falaises de Dieppe, le départ de ses intrépides coéquipiers. La paire de jumelle fait certes défaut chez Val Thorens mais ne gâche en rien le spectacle. Après deux rappels généraux et une petite leçon de voile dispensée par Gilou, le départ de la course est enfin donné. L’équipe terre regagne alors son hôtel, elle prendra la route en direction de Granville le lendemain matin. Vendredi soir vers 23h, les premiers Mumm 30 apparaissent à l’horizon ou plutôt les premières lumières des bateaux. Le team logistique de Val Thorens improvise un petit observatoire en haut du village assistance. VHF à l’oreille, elle suit avec attention l’ordre d’arrivée des bateaux et croise les doigts pour que son Valtho, dont elle n’a aucune nouvelle, soit dans les premiers. Heureusement la délivrance arrive très vite et laisse place à la joie, les montagnards sont quatrièmes derrière trois équipages professionnels. Satisfaite du dénouement de ce ralliement, elle rentre se coucher en pensant très fort à ses camarades obligés de passer la nuit en mer.
En mer : Les visages épuisés et les mines déconfites des navigants au ponton, ce matin confirment que le second ralliement du Tour de France à la voile n’a vraiment pas été une promenade de santé. Bien au contraire ! Après un mauvais départ et des débuts difficiles suite à un mauvais choix tactique, Val Thorens réussit grâce à un changement de vent à revenir dans le groupe de tête. Scénario inverse, en baie de Seine, Valtho perd des places et se retrouve en seizième position. A l’approche du Raz Blanchard, les montagnards regagnent du terrain, ils franchissent le passage sous 8 nœuds en compagnie d’une dizaine de bateaux. Au près sur la fin du parcours, Val Thorens dépasse certains de ses concurrents et se retrouve dans les cinq premiers. L’équipage franchit la ligne d’arrivée en quatrième position juste derrière les Dunkerquois.
St Malo Purflo, concurrent direct de Val Thorens se classe sixième, les Savoyards récupèrent donc le Spi Bleu. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Val Thorens est actuellement sur la troisième marche du podium du classement général. Seule petite ombre au tableau, Johan, le barreur de l’équipage a du se séparer de son adorée casquette, disparue en mer lors d’une manœuvre. Malgré tous les efforts possibles et inimaginables d’Alexis pour tenter de la récupérer en plein vol, l’équipage n’a rien pu faire et a du la laisser voguer à son triste sort.
Val Thorens en haut de l’affiche : Les montagnards ont reçu la visite ce matin d’un journaliste Danois et ont été interviewés ce midi par France Bleu Cotentin.
Résultats:
Ralliement: 4
Classement Amateur : 1
Classement Général : 3

« Après un magnifique départ dans un vent oscillant entre 12 et 15 nœuds, nous sommes remontés le long du chenal de Dunkerque sous un vent de face. Les options tactiques choisies à cet instant n’ont pas été très bien négociées, du coup nous nous retrouvons en milieu de paquet. A la tombée de la nuit, les bateaux sont groupés, nous passons la dernière bouée du chenal en compagnie de Marseille, Genève et Nantes St Nazaire. Positionné à la 15ème – 16ème place, notre situation stagne jusqu’au petit matin. Le vent quand à lui faiblit aux alentours de 6-7 nœuds. Les 40 derniers miles se feront sur le même bord à cause d’une rotation annoncée du vent sur la gauche. Le ralliement prend alors des allures de course de vitesse. Nous nous concentrons sur ce paramètre et réussissons à reprendre du terrain sur l’INSA et d’autres bateaux. L’évolution normale du vent nous permet d’envoyer le Spi de caplage et le Spi de tête, néanmoins nous restons vigilants car nous savons, de part notre petite expérience, que le secteur de Dieppe est une zone de mistoufles*. Pas manqué ! Certains bateaux, partis au vent à l’Est, ralentissent jusqu’à s’arrêter. Plus chanceux, nous en profitons pour les dépasser. Le Comité de Course nous annonce que la ligne d’arrivée est avancée de 8 miles, nous sommes au coude à coude avec Nantes Saint Nazaire mais une manœuvre limite de leur part ne nous permet pas de leur passer devant. Nous finissons 8èmes, satisfaits de notre belle remontée. Dommage que le parcours ait été réduit, sans ça, nous aurions probablement réussi, grâce à tous nos efforts, à doubler notre concurrent Nantais. » Un peu rancuniers les garçons ou très à cheval sur les principes ? Franchement, un peu des deux. Et puis, qui sait ce sera peut-être à charge de revanche !
6h15 lundi matin, le réveil est difficile pour les savoyards, la journée s’annonce longue et épuisante. Les plus matinaux esquissent quelques sourires, les autres se contentent de prendre des forces en avalant en vitesse, un petit déjeuner copieux. Pas de temps à perdre, les marins sont attendus à 8h25 au ponton. Au final, ils ne quitteront la terre ferme qu’à 8h45 pour courir deux parcours bananes.
Véritables « stars » du Tour de France à la Voile, les Mumm 30 sont bichonnés. Comme les autres équipages, Val Thorens prend soin de son joyau. Les marins savoyards se transforment pour l’occasion en bricolos hors pairs. Favoris de l’épreuve cette année, les montagnards sont plus que jamais attendus. Leur petit bijou des mers devra donc avancer vite, très vite même. Dans ces conditions chaque détail a son importance.
Même combat pour l’équipe terre! Tout le team logistique s’affère pour faire du campement de Val Thorens un lieu accueillant et convivial. Les navigants rejoignent Dunkerque au compte-gouttes. Un sourire radieux illumine les visages des équipiers alpins, tous ont hâte d’embarquer dans cette nouvelle aventure. Côté météo, le vent est au rendez-vous, espérons que ça dure. Dans le ciel de Dunkerque les nuages jouent avec le soleil. Sur les pontons, les dunkerquois s’agitent à la découverte des bateaux. L’ambiance du Tour se créait, le spectacle promet d’être grandiose.
Eole reste là, l’équipage Val Thorens compte sur ta présence pour gravir les sommets !
Val Thorens : L’ensemble des actifs de la station, (commerçants, hébergeurs, services) et surtout la société de remontées mécaniques la SETAM, l’Ecole de Ski Française de Val Thorens, la Mairie de Saint Martin de Belleville, et le Conseil Général de la Savoie soutiennent activement l’équipage Val Thorens dans son aventure maritime. Ce sont eux le moteur du projet.www.valthorens.com