Equipage : Lucas (Régleur de Spi), Antoine (tacticien), Claire (numéro 1), Vincent (GV), Matthieu (régleur), Erwan (barreur), Gilles (Piano)
Mardi matin, l’équipage Val Thorens s’apprête à prendre le large pour courir le seul ralliement de la Route des Iles. Les 10 concurrents doivent aller jusqu’à Porquerolles puis revenir au Vieux Port à Marseille. En ce qui me concerne, une fois n’est pas coutume, pas question de rester seule à quai et d’attendre patiemment le retour des montagnards ! Je choisis donc d’embarquer à bord du catamaran du Comité pour vivre en direct la course.
A 12h15, le ralliement est lancé. Val Thorens réalise un très bon départ et se place très vite aux avant-postes. A mon plus grand bonheur, je les vois passer en deuxième position à la première bouée, juste derrière Courrier Dunkerque. Qui sait ? Ma présence sur l’eau va peut-être leur porter chance ?
Déjà, les premiers écarts commencent à se creuser, Courrier Dunkerque s’envole, Valtho et quatre de ses concurrents cherchent les trous d’air alors que les trois – quatre derniers bateaux luttent tant bien que mal pour franchir cette fameuse première bouée. Eole est discret mais heureusement, plus pour très longtemps !
A l’approche de La Ciotat, les secousses à bord du catamaran deviennent de plus en plus importantes, le vent s’accentue entre 12 et 15 nœuds. Les bateaux sont très dispersés. Nous les remontons un à un. Je profite de l’occasion pour prendre des photos des « p’tits montagnards à l’épreuve » puis nous filons à Porquerolles, mouiller la ligne qui servira à effectuer le premier grand pointage de ce ralliement. 21H30 le soleil est couché, aucun feu de Mumm ne pointe à l’horizon. Le stress monte, qu’est devenu mon équipage ? En quelle position va-t-il franchir cette ligne ? Pour patienter, j’improvise quelques petites tentatives de corruption du jury. Après tout, sur un malentendu ça peut peut-être marcher ! Je persiste, mais en vain ! Je parviens seulement à les faire rire!
22h25, Elcimaï Ville de Marseille passe en tête la bouée, suivi de très près par Courrier Dunkerque. Un troisième bateau est en vue. Je suis sûre que c’est Valtho ! La VHF confirme mon pressentiment quelques minutes plus tard. En effet, les montagnards viennent d’annoncer qu’ils approchent de la ligne. A 22h36, le Comité signale le passage de Val Thorens à la bouée en troisième position. Je les regarde naviguer à quelques mètres du catamaran, j’en distingue certains et je perçois quelques voix. Je demande alors l’autorisation au Comité de Course de leur parler par VHF, histoire de les encourager et de les « rebooster », ce qu’il m’accorde très gentiment.
La suite ? Val Thorens continue sa route, quand à nous, nous restons sur place et attendons le passage des autres bateaux jusqu’à 4 heures du matin, heure à laquelle le dernier Mumm 30 pointera devant Porquerolles. Après quelques heures de repos, je découvre avec joie que Val Thorens est toujours troisième à un pointage réalisé à 8h30 du matin, 20 minutes le séparent du second. Le vent tombe dans la matinée, 4 Mumm 30 accusent un retard énorme, il leur sera impossible d’arriver dans les temps. A bord du catamaran, le Comité de Course réfléchit à la solution d’avancer la ligne d’arrivée. La pétole s’est installée en rade de Marseille, les discussions vont bon train, doit-on limiter la casse ou continuer la course ? Au final, le Comité choisit de poursuivre la régate. Val Thorens ne lâche rien mais le manque de vent lui fait défaut. Lui, qui était à 20 min du deuxième au petit matin est annoncé à 1h40 du second au dernier pointage. Devant l’évidence, le Comité de Course abdique et décide de considérer le dernier pointage comme ordre d’arrivée. Le résultat est sans appel et affligeant, seuls trois bateaux sont classés : Elcimaï Ville de Marseille, Courrier Dunkerque et Val Thorens, les autres sont hors-temps. L’équipage Alpin a sué mais s’en est remarquablement sorti. Les Mumm 30 sont invités à rentrer au port au moteur, je décide alors d’abandonner le catamaran et de rejoindre mon équipage à bord de son bateau. Nous amarrons au Vieux Port à 15h30 fatigués, enfin surtout eux mais tous ravis de ce super résultat. La morale de cette histoire ? Je ne sais pas si j’ai porté chance à mon équipage mais ce qui est sûr, c’est qu’eux m’ont permis de vivre un très grand moment.
Mardi matin, l’équipage Val Thorens s’apprête à prendre le large pour courir le seul ralliement de la Route des Iles. Les 10 concurrents doivent aller jusqu’à Porquerolles puis revenir au Vieux Port à Marseille. En ce qui me concerne, une fois n’est pas coutume, pas question de rester seule à quai et d’attendre patiemment le retour des montagnards ! Je choisis donc d’embarquer à bord du catamaran du Comité pour vivre en direct la course.
A 12h15, le ralliement est lancé. Val Thorens réalise un très bon départ et se place très vite aux avant-postes. A mon plus grand bonheur, je les vois passer en deuxième position à la première bouée, juste derrière Courrier Dunkerque. Qui sait ? Ma présence sur l’eau va peut-être leur porter chance ?
Déjà, les premiers écarts commencent à se creuser, Courrier Dunkerque s’envole, Valtho et quatre de ses concurrents cherchent les trous d’air alors que les trois – quatre derniers bateaux luttent tant bien que mal pour franchir cette fameuse première bouée. Eole est discret mais heureusement, plus pour très longtemps !
A l’approche de La Ciotat, les secousses à bord du catamaran deviennent de plus en plus importantes, le vent s’accentue entre 12 et 15 nœuds. Les bateaux sont très dispersés. Nous les remontons un à un. Je profite de l’occasion pour prendre des photos des « p’tits montagnards à l’épreuve » puis nous filons à Porquerolles, mouiller la ligne qui servira à effectuer le premier grand pointage de ce ralliement. 21H30 le soleil est couché, aucun feu de Mumm ne pointe à l’horizon. Le stress monte, qu’est devenu mon équipage ? En quelle position va-t-il franchir cette ligne ? Pour patienter, j’improvise quelques petites tentatives de corruption du jury. Après tout, sur un malentendu ça peut peut-être marcher ! Je persiste, mais en vain ! Je parviens seulement à les faire rire!
22h25, Elcimaï Ville de Marseille passe en tête la bouée, suivi de très près par Courrier Dunkerque. Un troisième bateau est en vue. Je suis sûre que c’est Valtho ! La VHF confirme mon pressentiment quelques minutes plus tard. En effet, les montagnards viennent d’annoncer qu’ils approchent de la ligne. A 22h36, le Comité signale le passage de Val Thorens à la bouée en troisième position. Je les regarde naviguer à quelques mètres du catamaran, j’en distingue certains et je perçois quelques voix. Je demande alors l’autorisation au Comité de Course de leur parler par VHF, histoire de les encourager et de les « rebooster », ce qu’il m’accorde très gentiment.
La suite ? Val Thorens continue sa route, quand à nous, nous restons sur place et attendons le passage des autres bateaux jusqu’à 4 heures du matin, heure à laquelle le dernier Mumm 30 pointera devant Porquerolles. Après quelques heures de repos, je découvre avec joie que Val Thorens est toujours troisième à un pointage réalisé à 8h30 du matin, 20 minutes le séparent du second. Le vent tombe dans la matinée, 4 Mumm 30 accusent un retard énorme, il leur sera impossible d’arriver dans les temps. A bord du catamaran, le Comité de Course réfléchit à la solution d’avancer la ligne d’arrivée. La pétole s’est installée en rade de Marseille, les discussions vont bon train, doit-on limiter la casse ou continuer la course ? Au final, le Comité choisit de poursuivre la régate. Val Thorens ne lâche rien mais le manque de vent lui fait défaut. Lui, qui était à 20 min du deuxième au petit matin est annoncé à 1h40 du second au dernier pointage. Devant l’évidence, le Comité de Course abdique et décide de considérer le dernier pointage comme ordre d’arrivée. Le résultat est sans appel et affligeant, seuls trois bateaux sont classés : Elcimaï Ville de Marseille, Courrier Dunkerque et Val Thorens, les autres sont hors-temps. L’équipage Alpin a sué mais s’en est remarquablement sorti. Les Mumm 30 sont invités à rentrer au port au moteur, je décide alors d’abandonner le catamaran et de rejoindre mon équipage à bord de son bateau. Nous amarrons au Vieux Port à 15h30 fatigués, enfin surtout eux mais tous ravis de ce super résultat. La morale de cette histoire ? Je ne sais pas si j’ai porté chance à mon équipage mais ce qui est sûr, c’est qu’eux m’ont permis de vivre un très grand moment.
Ce soir, Val Thorens est toujours quatrième du classement général mais sa très belle troisième place d’aujourd’hui lui permet de se rapprocher de son adversaire Nouvelle Calédonie. Désormais 10 petits points séparent les deux concurrents.
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